InterviewMalik Djoudi

Retour aujourd’hui sur notre rencontre avec Malik Djoudi au festival Rock en Seine où l’interprète de Cinéma se produisait pour la première fois. Programmés le samedi après-midi sur la Scène de l’Industrie, le Potevin et son acolyte de longue date, Greg Cadu, y ont interprété plusieurs extraits de son premier album Un sorti l’été dernier via Wagram/ Cinq7 ainsi qu’une reprise étonnante de Kim Wilde.

Quelques heures plus tard, c’est au calme de l’espace artistes que nous l’avons retrouvé pour faire connaissance avant d’être rejoint brièvement par Amaury Ranger (Archipel, Frànçois and the Atlas Mountains).

© Christophe Crenel

C’est la première fois que tu joues à Rock en Seine avec ton projet solo. Y-avais-tu déjà participé avec tes anciennes formations ?

Jamais ! C’est la première fois que je joue ici, je n’y suis même jamais allé en tant que festivalier. J’ai trouvé ça génial ! J’ai toujours l’impression d’être un enfant face à tout ça.

 

J’étais à ton concert au Bus Palladium en octobre. Je me demandais ce qui était le plus stressant : jouer en concert devant un public de fidèles ou d’amis ou bien se produire dans le cadre d’un festival devant un public probablement moins familier avec ton univers ?

C’est une vision totalement différente. Quand les gens viennent te voir en concert, tu te dis qu’ils connaissent les morceaux donc tu y vas avec un peu plus d’assurance. Les gens ne te connaissent peut-être pas du tout en festival donc il faut aller les choper mais je me dis ça pour chaque concert au final ! (rires)

 

Tu interprètes la quasi-totalité de tes chansons en français, langue dans laquelle tu n’avais pas l’habitude de chanter. Qu’as-tu découvert sur ta voix en passant d’une langue accentuelle, l’anglais, à une langue syllabique ?

Tu places ta voix différemment. Je n’ai pas du tout le même timbre et ça change complètement la musique. Les mots en anglais sont plus musicaux donc il faut trouver comment faire sonner la musique en français, c’est plus difficile mais du coup je vais plus en profondeur dans ce que je raconte.

 

8 titres, 33 minutes, ton premier album, Un, est relativement court. Était-ce une volonté ou un pur hasard ?

J’aime bien les albums courts, ce n’est pas la quantité qui importe. Sur mon second album, il y aura un peu plus de chansons mais ça ne sera pas non plus énorme. J’ai l’impression qu’en voyageant pas longtemps on peut voyager loin.

 

J’allais justement te parler du second album, je crois qu’il est prévu pour la fin de l’année.

Ça sera finalement début 2019 ! J’ai continué à travailler chez moi dans mon salon, avec les mêmes instruments. La seule différence c’est que j’ai eu la chance de travailler avec Ash Workman, l’ingénieur son de Metronomy. J’adore ce groupe ! [Amaury Ranger nous rejoint avec un plat de pâtes] Tiens, justement j’allais parler de toi ! Amaury est un super ami, il est parti avec moi en Angleterre quand on a mixé l’album. Il me conseille beaucoup, tu peux le citer !

 

Puisque nous sommes à Rock en Seine, quel est ton meilleur souvenir de festival que ce soit en tant qu’artiste ou festivalier ?

Ce n’est pas un festival mais un concert en particulier, celui de King Krule cette année au Casino de Paris. C’est mon plus beau moment musical de l’année.

 

Je te propose de terminer cette interview par un jeu. Je vais te donner des débuts de paroles que tu devras compléter avec tes propres mots.

All I want for Christmas is … my mother. – Tout ce que je souhaite pour Noël c’est…ma mère.

When I find myself in times of trouble … I can create! – Quand je suis dans une mauvaise passe… je compose!

if you wanna be my lover you gotta … be one of my best friends! – Si tu veux sortir avec moi tu dois…être une de mes meilleurs potes !

I’m up all night to … rollerblade, I don’t know why I said that! – Je reste éveillé toute la nuit pour…faire du roller, je ne sais pas pourquoi j’ai dit ça !

I can’t live if living is without … my computer.  Je ne peux pas vivre sans… mon ordinateur.

I see no changes, wake up in the morning and I ask myself… « isn’t life wonderful? »  Je vois aucun changement, je me lève le matin et je me demande… « elle est pas belle la vie?! »

You gotta fight for your right to … whatever but don’t forget that you are a slave.  Tu dois te battre pour ton droit…mais rappelle-toi que tu n’es qu’un esclave.

 

NB : Malik Djoudi se produira à la Gaîté Lyrique le 29 novembre, billets en vente ici.

Sophie

 

Share on FacebookTweet about this on Twitter


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *