Love on stagePitchfork Music Festival Paris 2017

[Article initialement publié sur www.lesconnardsenrayban.fr]

Déjà une semaine mais il faut avouer qu’un certain laps de temps est nécessaire pour se remettre du Pitchfork Music Festival ! Mathieu t’a déjà raconté son expérience de l’Avant-Garde, place aujourd’hui à mes coups de cœur de cette 7ème édition qui, une fois encore, a rempli ses promesses !

JEUDI

Merci à Super Mon Amour et Pitchfork d’avoir choisi de débuter cette première journée de Main Event par un programme finalement allégé, les deux jours d’Avant-Garde de Bastille ayant déjà sérieusement entamé ma forme physique.

C’est en douceur, au son de la voix enchanteresse de l’Américain Moses Sumney précédemment rencontré en interview, que j’ai pu démarrer cette première des trois journées passées à la Grande Halle de la Villette. Doomed, Quarrel ou encore Plastic, les titres de son premier album Aromanticism sont tout aussi magnifiques en live !

Premier concert de Rone pour ma part et joli coup de cœur pour le producteur français qui a remplacé au pied levé Mina Tindle. A la veille de la sortie de son quatrième album, Mirapolis, Erwan Castex (aka Rone) a réussi le pari risqué d’imposer son électro futuriste à une heure habituellement plus « eat » que « beats » et ce grâce à l’aide notamment de Noga Erez venue interpréter Wave.

Après les avoir acclamés au Trabendo en juin, c’est finalement au Pitchfork Music Festival que je retrouve Kevin Morby et sa bande d’amis musiciens. Crinière blonde, costume cheesy musical (version noire cette fois), l’Américain a transformé notre belle capitale en « City Music » et ce, en quelques accords !

C’est finalement avec les programmateurs exceptionnels de cette soirée que j’ai conclu ce premier jour : One night by et WITH The National… La voix grave de Matt Berninger semblait un peu plus rocailleuse que d’habitude mais cela n’a en rien diminué la prestation des Américains, véritable tête d’affiche de ce festival.

 

VENDREDI

4ème jour de musique consécutif et cinquième interview de la semaine avec Nick Sanborn, l’artificier de Sylvan Esso. Loquace et décontracté, l’Américain est assurément mon coup de cœur de la semaine ! Une interview programmée avant l’ouverture des portes et qui m’a donc permis de ne pas rater une miette du premier concert de cette seconde journée. Extravagance, démesure et une sacrée dose de folie, HMLTD (originellement Happy Meal Limited) aurait peut-être mérité une meilleure exposition qu’un concert à l’heure du goûter !

Cigarettes After Sex m’a franchement ennuyée, ce qui n’a pas été le cas des deux concerts suivants mettant à l’honneur des chanteuses aux personnalités bien trempées !  A ma gauche, Tommy Genesis, canadienne faussement angélique au flow acéré ; à ma droite, Sylvan Esso, duo Américain mené au chant par l’énergique Amelia Meath. Merci mesdames !

On ne va pas se mentir, programmer la douce pop intimiste d’Andy Shauf en début de soirée n’était pas le choix le plus adéquat mais comment ne pas résister à la délicatesse de ses compositions ?! Certes, sa Party est différente de la nôtre mais moi je l’aime, c’est pas d’ma faute…

Jazz à la Villette ? Non, le Pitchfork Music Festival a juste choisi de diversifier son line-up en offrant cette année une place de choix au saxophoniste Kamasi Washington, chouchou des rappeurs US. Lui, n’a d’yeux que pour son cher papa qu’il a d’ailleurs convié sur scène.

 

SAMEDI

Petite journée pour petite forme, ce marathon musical attaqué mardi a finalement eu raison de moi ! L’ayant raté cet été au Fnac Live, j’ai accordé mes dernières forces au Britannique Loyle Carner. Si Rejjie Snow m’a laissée de marbre la veille, j’avoue avoir facilement succombé aux charmes du rappeur Londonien.

Enfin, coup de cœur pour le jazz expérimental des Canadiens de Badbadnotgood qui, à l’instar de Kamasi Washington, ont « hipsterisé » le genre musical. Le seul reproche possible à la prestation du quatuor sera finalement l’absence notable d’artistes en featuring… J’ai pourtant croisé les doigts pour que Sam Herring déboule sur scène !

Aussi talentueux qu’ils soient Run The Jewels et The Blaze, déjà vus respectivement à deux reprises, ne m’auront finalement pas convaincue d’enchaîner une 5ème nuit musicale mais cette 7ème édition s’est avérée être un franc succès.

Merci à la team de  La Cadence 

Photos: Michela Cuccagna

Pitchfork Music Festival 2017 • 2/3/4 novembre 2017 • Halle de la Villette (Paris)

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