Love on stagePitchfork Avant-Garde 2017

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La 2ème édition du Pitchfork Avant-Garde est revenue les 31 octobre et 1er novembre derniers dans le quartier de Bastille… Pas moins de 46 groupes programmés sur deux jours dans 7 salles emblématiques du quartier (Le Café de la Danse, Le Badaboum, La Mécanique Ondulatoire, La Loge, Le Pop Up du Label, Le Supersonic et Le Pan Piper).
From Nowhere With Love a pu y assister et vous propose de revenir en images sur ses coups de cœur.


MARDI 31 OCTOBRE


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Avant de pouvoir assister aux concerts qui m’intéressent, je fais tout d’abord un crochet au Pan Piper où le duo You Man m’attend pour une interview, que vous pourrez retrouver d’ailleurs très prochainement en ligne sur le blog.

Après avoir donc pu échanger avec Tepat et Giac, je file en direction du Café de la Danse pour participer au live de (Sandy) Alex G.
Le multi-instrumentiste Alex Giannascoli, originaire de Philadelphie, est venu défendre les titres de son dernier album Rocket en compagnie de ses musiciens.
Le 8ème opus de l’Américain est un patchwork indie qui regroupe folk songeuse (Witch, Poweful Man), rock lo-fi plus sombre (Judge, Brick) ou country pop lumineuse (Proud)…
Une entrée en matière tout en douceur accompagnée d’une bonne bière pour commencer ce premier soir du festival.

Me voilà reparti vers le Pan Piper, où se produit l’un des artistes sur lequel je fonde beaucoup d’espoirs…

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Malca


L’artiste originaire de Casablanca rentre en scène vers 21h10, casquette visée à l’envers sur la tête, blouson kaki et pantalon aux motifs ethniques…
Malca est LE coup de cœur de cette soirée ! En mélangeant les influences pop qui ont marqué son enfance et adolescence (Madonna, Prince) à de la musique traditionnelle marocaine juive, le chanteur a créé un style détonnant, à la fois electro-funky-pop, so « fresh » et à la limite du cheesy jubilatoire ! Sur scène, sa fougue est contagieuse et les instrumentations qui sentent bon les 80’s font mouche au sein du public en liesse. Un véritable shoot de good vibes qui fait l’unanimité dans la salle comble du Pan Piper ! Ce Michael Jackson 2.0 from Morocco a vraisemblablement un bel avenir devant lui… On attend avec impatience la sortie de son premier album solo qui commence à se faire sérieusement attendre (mais un EP sortirait à priori ce mois-ci).

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You Man


Comme je vous l’ai précisé précédemment, j’ai pu m’entretenir en début de soirée avec les deux membres de You Man. Ensemble, nous avons pu revenir sur leur parcours, la production de l’album Spectrum of Love et leur actu… Stay tuned ! L’interview arrive bientôt sur FNWL.

Le duo lillois monte sur les planches de la scène du Pan Piper à 22h10 tapantes. Commence alors un set taillé pour le dancefloor qui fait monter progressivement la pression dans le public. Si l’on exulte dès que l’on reconnait les premières notes des titres phares de l’album Spectrum of Love (Birdcage, …), on a la bonne surprise de découvrir 3 nouveaux titres inédits pendant ce set. Images psyché projetées sur écran géant et spotlights stroboscobiques qui pulsent sur les beats, le Pan Piper est transformé en véritable club dans lequel la foule se déchaîne. It’s time to go home!!!


MERCREDI 1ER NOVEMBRE


De retour sur Bastoche, je me dirige vers Le Café de la Danse pour découvrir l’ex-membre de Vampire Weekend, Rostam (Batmanglij), présenter son projet solo éponyme. Vêtu d’une chemise rouge imprimée « bandana », le compositeur, producteur et multi-instrumentiste originaire de Washington entonne les titres de son premier album studio Half-Light entouré d’un quatuor de cordes. Devant un parterre de fans apaisés face à la dimension solennelle qui se dégage du concert, le songwriter américain délivre ses textes de façon simple et honnête, soutenu par des instrumentations délicates. Un joli moment musical…

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Nick Hakim


A peine le temps de prendre l’air 5 minutes et de m’en griller une, que me voilà de nouveau devant la scène du Café de la Danse pour assister au show de Nick Hakim. L’Américain débute le concert avec le premier titre éponyme de son album studio Green Twins. Au fil des titres, sa voix suave noyée dans la reverb nous plonge dans un délicieux spleen soul, nous révélant des fragments autobiographiques entre ombres et lumières. Les compos aux instrumentaux vintage nous immergent dans un épais nuage de fumée réconfortant et il suffit de fermer les yeux pour avoir l’impression d’écouter un vieux vinyle pour la première fois et pourtant si familier… Mes deux moments préférés restent les morceaux Bet She Looks Like You et Roller Skates.

Je découvre ensuite les premiers titres du live de Noga Erez; l’Israélienne distille un elec-trip-hop polymorphe, weird, edgy et engagé qui fédère le public présent, mais pas le temps de m’attarder trop longtemps, je pars vers le Badaboum pour entamer la dernière partie de soirée. A mon arrivée, la salle est blindax ! L’Américaine Jamilia Woods a déjà chanté quelques titres mais je la découvre en m’approchant de la scène sur une reprise des Destiny’s Child, Say My Name
La chanteuse soul originaire de Chicago, qui a notamment collaboré avec Chance The Rapper, reprend certains titres de son dernier album HEAVN pour enfin quitter la scène sous la clameur de joie du public et un tonnerre d’applaudissements.

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Hundred Waters


Last but not least… Je termine cette dernière soirée en assistant au live du trio Hunderd Waters.
Les Américains prennent possession de la scène du Badaboum pour défendre les titres de leur 3ème album Communicating. C’est d’ailleurs avec le titre éponyme que l’envoutante chanteuse Nicole débute le show. Sa voix énigmatique ensorcelle l’ensemble du public alors que sa silhouette se meut dans les lumières bleues et rouges. Les morceaux electropop teintés de surnaturel fonctionnent à merveille mais je regrette néanmoins l’absence du titre Animal dans leur set… C’est donc encore tout étourdi par la magie d’Hundred Waters que je quitte la salle du Badaboum et me remémore les temps forts de ces deux journées en regagnant le métro…

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Cette deuxième édition du Pitchfork Avant-Garde a encore rempli tous ses engagements; proposer un line-up toujours aussi pointu, permettant de faire découvrir à un public de plus en plus nombreux des artistes indé ou groupes émergents variés et prometteurs. L’édition 2017 était un très bon cru, et tout le monde a pu trouver son bonheur parmi les différents styles musicaux représentés dans la programmation (Rock, Pop, Electro, R’n’B, Folk, Punk,…). On peut donc sans hésiter se donner rendez-vous l’année prochaine !

Merci à la team de La Cadence (Pauline & Jean) et à ma « partner in crime » Sophie
Photos: Mathieu Gastaldi (FNWL)

Pitchfork Avant-Garde 2017 • 31 octobre & 1er novembre 2017 • Quartier Bastille (Paris)

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