Love on stagePitchfork Avant-Garde 2016

[Live report initialement publié sur www.lesconardsenrayban.fr]

Quelques heures après la fin de cette 6ème édition du Pitchork Music Festival, je te propose déjà de revenir dans un premier temps sur les deux soirées Avant-Garde organisées en amont de l’événement mardi et mercredi.

Cette année le festival a choisi de lancer les festivités en proposant non pas un opening comme pour les éditions précédentes mais bien deux soirées distinctes rassemblant 42 artistes prometteurs (21 concerts chaque soir). Avec une seule chroniqueuse et une seule photographe (Michela Cuccagna), l’Avant-Garde Pitchfork relevait du parcours du combattant et il a donc fallu faire des choix que je te propose aujourd’hui de retrouver à travers ces différentes catégories :

 

Ni chaud, ni froid :

Mabel – Badaboum (mardi) : Père producteur (Cameron McVey), mère icône des 90’s (Neneh Cherry), Mabel McVey est peut-être née avec un micro à la main mais il faudra avouer que sa prestation ne m’aura pas fait si grande impression. A sa décharge, la jeune femme était souffrante. Possible également que mes espérances étaient trop grandes après avoir assisté il y a deux ans à un concert de sa mère…

Darko – Supersonic (mercredi) : Découvert au hasard de mon itinéraire, le producteur anglais n’était tout simplement pas ma came.

 

Jolie découverte :

Krrum – Café de la Danse (mardi) : Beaucoup d’informations semblent erronées sur ce groupe britannique composé du producteur Alex Krrum et de son ami Harrison. Bien qu’étant souvent représenté sous les traits du producteur et de sa magistrale barbe rousse, c’est bien Harrison au chant qui mène la danse, secondé par les beats du charismatique barbu. Un premier concert en France réussi qui augure d’un avenir prometteur.

Smerz – Supersonic (mardi) : La répartition du line-up aura sans doute était en leur faveur puisque les Norvégiennes ont bénéficié de la présence déjà massive du public en étant programmées avant Alex Cameron. Le duo de filles a livré un set électro plutôt convaincant même si Because reste leur meilleur titre à ce jour.

Fhin – Supersonic (mercredi) : la curiosité n’est pas toujours un vilain défaut, le producteur français et son électro délicate ont été une agréable surprise. Seul sur scène,  Brice Rivallin virevolte entre guitare, batterie, synthé, un one-man band de talent.


Pas vu mais entendu :

Loyle Carner – Café de la Danse (mardi) : Etant en interview avec les Britanniques de Krrum dans les backstage de la salle, c’est d’une oreille distraite que j’ai pu entendre le triomphe de Loyle Carner, à priori très attendu par les fans de hip hop et la gente féminine…. aussi « délicieux que le caramel dans mon sac », dixit Pauline L.

Tommy Genesis –  Café de la Presse (mercredi) : Impossible de se frayer un chemin dans un Café de la Presse qui affichait complet pour le concert de la rappeuse canadienne. C’est donc perchée sur un balcon que j’ai tenté, en vain, d’apercevoir le phénomène rap du moment.

Tirzah – Café de la Presse (mercredi) : Petite variante de cette rubrique avec Tirzah qui a entendu le public de la salle sans le voir… Ce n’est pas faute d’avoir manifesté de l’intérêt pour ces beats efficaces mais la chanteuse anglaise, visiblement très timide, n’avait d’yeux que pour son DJ.


La consécration d’Alex Cameron

L’Australien et son acolyte Roy Molloy étaient tout simplement l’événement de cette Avant-Garde. Depuis 2 ans il ne cesse de le répéter « I been in showbiz long enough, you need to wait your turn / Wait your turn like me »… et son tour était venu.

Magistral dans son costume en velours argenté, les cheveux gominés en arrière, Alex Cameron a fait mardi une entrée très remarquée dans un Supersonic archicomble, enchaînant les titres de son premier album Jumping The Shark. Si Nick Cave était LA référence en matière d’élégance australienne, il faudra à présent compter sur le fabuleux Alex, bête de scène au charisme ravageur.

Epaulé par les solos de saxophone de Roy Molloy, le chanteur australien n’a pas ménagé ses efforts : poses lascives, regard perçant et quelques anecdotes décalées, à son image. C’est d’ailleurs sur une reprise cheesy à souhait (Tie a Yellow Ribbon Round the Ole Oak Tree) qu’Alex Cameron a tiré sa révérence.

Alors forcément, face à autant de talent, on en vient un peu à se demander si une programmation au sein des trois jours de festival n’aurait pas été plus judicieuse mais à vrai dire, tant mieux, ce set intimiste aura ravi les premiers initiés! L’échec est peut-être son crédo mais comme il le dit si bien dans Happy Ending, il est « the king of this town ».

Merci à la team de La Cadence
Photos: Michela Cuccagna

Pitchfork Avant-Garde 2016 • 25 / 26 octobre  • Quartier Bastille (Paris)

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