InterviewRoosevelt

[Interview initialement publiée sur www.lesconnardsenrayban.fr]

Il y a déjà un peu moins de 3 ans, je te proposais de découvrir Roosevelt, un jeune artiste électro allemand sur lequel Joe Goddard (Hot Chip) et son label Greco-Roman avaient misé. Elliot, Montreal ou bien Sea avaient en effet réchauffé ma fin d’année 2013 par leur électro solaire et chaleureuse et c’était donc conquise que j’attendais la suite…

Une suite qui s’est finalement faite désirer puisque le jeune homme originaire de Cologne aura finalement attendu l’été 2016 pour donner suite à son unique EP en passant directement à l’étape suivante avec son premier album, l’éponyme Roosevelt (City Slang/Greco-Roman).

Profitant de l’invitation du label City Slang, c’est par un bel après-midi de juin que j’ai pu m’entretenir avec Marius Lauber aka Roosevelt.

 

Click here for the English version.

 

J’ai découvert ta musique en 2013 avec Elliot et Montreal et pourtant ton premier album ne sort que cet été. Pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?

J’ai bien conscience que cela semble long mais l’EP Elliot est sorti en 2013 et nous n’avons pas arrêté de tourner ensuite. Nous sommes allés jouer aux Etats-Unis, en Amérique du Sud, en Europe ou encore en Indonésie. Après cela j’ai réalisé que j’avais envie de faire un album, ça me semblait être le bon moment et j’ai donc été plus sélectif dans ce que je jouais. Le concept de Roosevelt a toujours été d’essayer de tout faire seul donc cela prend forcément du temps ! (rires) J’ai juste essayé de trouver ma propre voix et c’est pourquoi il fallait un peu attendre.

 

Tu a dit que tu avais essayé de moins cacher ta voix pour cet album.

Quand j’ai dit que j’avais trouvé ma propre voix je parlais à la fois du style que de mon chant. Je ne voyais pas vraiment comme un chanteur à mes débuts, j’étais plus un producteur et je ne savais pas comment utiliser ma voix. On peut dire que j’ai appris à utiliser cet instrument avec les 200 concerts que nous avons joué ces deux, trois dernières années. Le live a modifié ma façon de chanter et je connais à présent mes capacités vocales et ma tessiture. Cela dit je préfère toujours que la voix soit incorporée à la chanson et non qu’elle prenne le dessus sur l’instrumentation, c’est ce que j’ai essayé de faire sur des titres comme Fever ou Belong.

 

Disco-pop, Synth-pop,  la pop est toujours le facteur commun. Quelles sont tes influences ?

C’est toujours une question difficile. C’est comme s’il fallait considérer son propre projet d’un regard extérieur pour finalement se rendre compte des choses qui nous ont influencés. Quand j’ai commencé Roosevelt, j’étais plus dans les groupes à guitare puis je me suis mis aux DJs. C’est l’origine de mon son, essayer de combiner la dynamique d’un DJ et le sentiment d’un rythme dansant à des structures pop, des voix et des instruments. Ce n’est pas un mélange si invraisemblable, des groupes comme Talking Heads l’ont fait avant.

 

Tu as décidé de sortir une seule vidéo pour deux titre : Colours et Moving On. Pourquoi ?

Nous avons décidé de promouvoir l’album assez tôt et j’avais vraiment envie de montrer aux gens la direction que l’album prendrait. Colours et Moving On ont une instrumentation somme toute très similaire mais au niveau du tempo elles sont très différentes. Le spectre de l’album était bien représenté en proposant deux ambiances et donc deux extrêmes.

 

Etre signé sur le label Greco-Roman  dès 21 ans est plutôt un bon début de carrière !

J’ai toujours eu de la chance de les avoir à mes côtés dès le début car je n’ai pas eu à vivre ce moment où les groupes galèrent à trouver un label. Ils m’ont encouragé à monter Roosevelt comme un artiste et non pas comme un simple producteur dans sa chambre.

 

Quelles sont tes chansons idéales pour l’été ?

J’ai toujours aimé les chansons qui ne sont pas immédiates et ne se limitent pas à une seule direction. Je ne pourrais jamais aimer les chansons trop joviales comme les tubes de l’été. J’aurais plutôt tendance à écouter Dreams de Fleetwood Mac ou bien un titre de Tom Misch, en particulier The Journey. C’est une chanson géniale pour l’été ! J’ai aussi vu LCD Soundsystem à Barcelone il y a peu de temps, All My Friends a toujours été une chanson que j’adore.

 

Je te propose de terminer cette interview par un jeu. Je vais te donner des débuts de paroles de chansons connues et tu les compléteras avec tes propres mots.

All I want for Christmas is … a radio hit !Tout ce que je souhait pour Noël c’est … un tube à la radio !

If you wanna be my lover you gotta… be polite. Si tu veux sortir avec moi tu dois … être poli.

I can’t live if living is without …. Paris ! – Je ne peux pas vivre sans … Paris !

When I find myself in times of trouble … the festival season comes to me.Quand je suis dans une mauvaise passe … la saison des festivals arrive.

I’m up all night to … record and kick drum. I’m quite perfectionist with my drum sound. I can get quite nerdy in studio.Je reste éveillé toute la nuit pour… enregistrer et jouer de la batterie. Je suis assez perfectionniste sur le son de ma batterie et ça peut vite tourner à l’obsession.

But we are living in a material world and I am … Just a lover boy. – Mais nous vivons dans un monde matérialiste et je suis … juste un lover.

I see no changes, wake up in the morning and I ask myself … « When will there be again a more influencial rapper than 2Pac ? »Je ne vois aucun changement, je me leve le matin et me demande …. « Quand aurons-nous un jour un rappeur aussi influent que 2Pac ?

You gotta fight for your right to … sleep ! Tu dois te battre pour ton droit à … dormir !

Sophie

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