InterviewKindness

[Interview initialement publiée en novembre 2014 sur www.lesconnardsenrayban.fr]

Je te propose cette semaine d’en savoir un peu plus sur l’Anglais Kindness. Programmé à l’Opening party organisée par la Green Room Session dans le cadre du festival Pitchfork, le longiligne artiste s’est donc produit la semaine dernière au TrabendoL’occasion pour lui de présenter son second album sorti chez [PIAS], Othernesss sur lequel on peut notamment retrouver des collaborations avec Kelela, également programmé ce soir-là ou encore la suédoise Robyn.

J’ai pu le rencontrer au lendemain de son set en compagnie de mon amie photographe Marine Andrieux.

 

Click here for the English version.

 

Pour commencer, il y a beaucoup de featurings sur ton nouvel album (Kelela, Robyn…). Je voulais savoir si tu avais déjà ces collaborations en tête avant de les enregistrer en studio ?

Non, c’est juste arrivé en rencontrant des gens pendant l’enregistrement de l’album. Pour Robyn, on travaillait déjà ensemble sur un projet et je ne pensais pas mettre le morceau sur l’album mais une personne l’a entendu et a pensé qu’il collait bien avec le reste de l’album. Au final, sa suggestion s’est avérée être excellente. C’est vraiment une des chansons les plus bizarres que Robyn ait interprété car l’ensemble est assez brouillon et contraste avec la précision et l’exactitude de la pop scandinave en général.

 

Cet album s’intitule Otherness (altérité en français). Pourquoi avoir choisi ce titre et quelle est ta définition de l’altérité ?

Pour mes deux albums, ça me semblait approprié d’avoir un titre avec du challenge. Je pense être beaucoup influencé par des éléments extérieurs à la culture mainstream et j’ai justement trouvé que ce mot, Otherness, pouvait avoir une connotation négative pour certaines personnes. C’est un terme plutôt académique qui est davantage utilisé à l’écrit qu’à l’oral donc j’ai pensé que ça valait le coup de le réhabiliter à l’oral.

 

Devonte Hynes est également présent sur cet album. Je sais que vous êtes très amis. Il interprète parfois une partie de House en concert et hier tu as toi-même repris quelques couplets de Champagne Coast. Pourrais-tu nous parler de votre amitié et de la manière dont vous vous êtes rencontrés ?

On est tout simplement deux nerds qui aiment les mêmes choses. J’ai rencontré Dev quand j’ai interviewé son groupe Test Icicles en 2004. En fait, je vivais avec les deux autres membres du groupe et on a pensé qu’une interview d’une personne les connaissant bien serait une idée intéressante pour un magazine. Au final, on était juste quatre mecs racontant n’importe quoi. Depuis, on entretient une conversation continue avec Dev car quand on a commencé on avait beaucoup de choses en commun comme le hip hop ou la contre-culture. En dix ans, nous n’avons jamais vraiment vécu dans la même ville mais on s’est intéressés au même sujet comme le Disco ou bien Art Russel, qui nous influencent beaucoup aujourd’hui en tant qu’artistes. Je me rappelle du jour où Dev a enregistré Time Will Tell. C’est une chanson créée en impro sur laquelle Dev essaye pas mal de choses. J’étais dans le studio ce jour là et à la fin, peut être juste pour voir ma réaction, il s’est mis à chanter House. J’étais super flatté et ça m’a fait bien rire !

 

Tu chantes, tu danses, tu réalises des clips (Chamakay de Blood Orange)  et même ta compagne est une artiste visuelle. Aimerais-tu t’essayer à d’autres formes d’art ?

J’aimerais bien tenter de réaliser un court-métrage pour changer des clips. Il faut que je trouve une bonne idée visuelle et creuse un peu tout ça.

Et la mode ?

Oh non ! J’ai des amis qui font des choses géniales donc je les laisse gérer ce point ! (rires)

Ta compagne est française. As-tu découvert des artistes français grâce à elle ?

Je connais un peu les classiques. La musique française dans les années 80 est super intéressante. Il y avait un côté bizarre et expérimental en France. Vous aviez ce dingue de Gainsbourg et des gens comme Balavoine qui étaient très synthétiseurs ou bien encore Christophe dont les albums sont incroyables. C’était assez extraordinaire donc je découvre en effet beaucoup d’artistes. Je ne sais pas quand elle sortira mais j’ai repris une chanson de Louis Chedid en français. Ça sonnera comme un mec anglais essayant de chanter un titre français ! (rires)

 

Qu’écoutes-tu en ce moment ?

Beaucoup de chansons de Kate Bush parce que je l’ai vu en concert dernièrement. Il y a tellement de musique à écouter qu’en fait j’ai un peu de mal à suivre tout ce qui m’intéresse ! (rires)

 

Je te propose de finir cette interview avec un jeu. Je te donne des débuts de parole de chansons et tu les complètes avec tes propres mots.

If you wanna be my lover you gotta ….. be smart and funny. – Si tu veux sortir avec moi tu dois …être intelligente et drôle.

I can’t live if living is without  ….  food ! – Je ne peux pas vivre sans … nourriture !

All I want for Christmas is …. some time on the beach. – Tout ce que je souhaite pour Noël c’est …. un peu de temps sur la plage

I see no changes. Wake up in the morning and I ask myself …. « Where am I ? » – Je ne vois aucun changement. Je me lève le matin et je me demande …. « Où suis-je ? »

You’ve got to fight for your right to ….. not party! – Tu dois te battre pour ton droit à … ne pas faire la fête !

 

Sophie

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