Love on stageROCK EN SEINE 2015

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Pour sa 13ème édition, Rock en Seine nous a embarqués durant 3 jours dans une jungle tropicale dont la faune d’artistes haute en couleurs a encore tenu toutes ses promesses. Le rendez-vous musical emblématique de la région parisienne a affiché complet cette année ; avec 120000 festivaliers au compteur, la manifestation a su mélanger les genres musicaux à travers une programmation éclectique, réunissant grosses têtes d’affiche et nouvelles révélations… Retour en images sur les moments forts du festival. « Welcome to the jungle ! »


VENDREDI 28 AOÛT


C’est VKNG qui ouvre le bal de cette première journée sur la scène de l’Industrie. Le groupe de Pop Music, dont le premier album sortira début octobre, nous permet de nous échauffer tout en douceur en nous dégourdissant les gambettes sur les titres Illumination et Mary. Petit moment d’euphorie pendant le solo de sax de Thomas de Pourquery
C’est ensuite sur la scène Pression Live que je prends ma première petite claque en découvrant le live de la freak-hop girl Kate Tempest. Son flow vénéneux captive l’audience et ses comptines du réel nous plonge dans son univers sombre sur fond de beats electro et de synthés planants.
Retour sur la scène de l’Industrie où la belle Jeanne Added confirme son talent de songwriting en défendant avec émotion les titres de son premier opus…

© Mathieu Gastaldi (FNWL)

Le néerlandais Jacco Gardner succèdera à Jeanne en nous immergeant dans sa pop psyche 60’s sur la scène de l’Industrie. Grand moment quand retentissent les premiers riffs du titre Hypnophobia
Quand le groupe écossais Franz Ferdinand rencontre le groupe californien Sparks cela donne FFS (Franz Ferdinand and Sparks). La formation a défendu les titres de son premier album éponyme sorti cette année sur la scène de la Cascade. Le public venu en masse a pu également sautiller sur les tubes du groupe d’Alex Kapranos (Take Me Out, Do You Want To, …)
C’est sur la Grande Scène que Kasabian a clôturé cette première journée. Au programme, les gros tubes des premiers albums, Club Foot, L.S.F (« Kasabian »), Shoot The Runner, Empire (« Empire »), Underdog, Fire (« West Ryder Pauper Lunatic Asylum »), mais également les nouveaux titres de leur dernier opus « 48:13 », Bumblebeee, Eez-Eh, Treat ou encore Stevie.

© Nicolas Joubard – Olivier Hoffschif


SAMEDI 29 AOÛT


Pour cette deuxième journée, je commence par aller faire un tour à la scène de l’Industrie où Forever Pavot distille sa pop psychédélique qui revêt par moments des aspects de bande-son cinématographique vintage. La chaleur fait transpirer le public à grosses gouttes et les titres de son premier album Rhapsode s’enchaînent à la façon d’une drogue douce qui altérerait légèrement nos perceptions.
C’est sur la scène de la Cascade qu’apparait ensuite Balthazar, devant une foule de festivaliers parmi lesquels de nombreux belges venus soutenir leur compatriotes.
Changement de décor, changement d’ambiance. Cardiknox monte sur la scène Pression Live et délivre un live electropop qui pourrait aisément faire penser aux compos de Charli XCX. Juste le temps pour moi de profiter de l’ombre en sirotant une bière fraîche, puis direction la scène de l’industrie où DBFC font trémousser leur fans avec leurs titres electro sous un soleil de plomb .

© Mathieu Gastaldi (FNWL)

La chaleur est désormais plus supportable et je me dirige vers la scène de la Cascade où Marina (and the Diamonds) fait son entrée devant une foule en délire. Vêtue d’un justaucorps zébré et argenté, de chaussures à talons rose fluo et coiffée d’un diadème en plexi miroir « Froot », la chanteuse galloise à la plastique extraordinaire fait chavirer le public en entonnant ses gros tubes Froot, Blue, I’m A Ruin, Bubblegum Bitch, Forget, Savages ou encore Can’t Pin Me Down.
C’est le grand Etienne Daho qui lui emboite le pas sur la même scène devant une marée humaine de fans. Tout en noir et en élégance, il fait le tour de son répertoire avec de grands moments d’euphorie sur les titres Tombé Pour La France, Epaule Tattoo, Le Grand Sommeil, Week-end A Rome ou Comme Un Boomerang
Petite pause à la scène Pression Live où Glass Animals nous envoûte avec son electro vaporeuse…
C’est sur cette même scène que Shamir clôturera cette journée. Le petit prodige from Vegas défend les titres de son premier opus Ratchet, condensé d’electropop jubilatoire inspirée tour à tour des tubes dancefloor des nineties, de la disco ou encore de la soul 70’s. Sa voix perchée nous fera danser jusqu’à minuit trente… Il est temps de rentrer et récupérer un peu, la dernière journée du festival s’annonce également chargée.

© Mathieu Gastaldi (FNWL)

Ne possédant pas encore le don d’ubiquité et privilégiant les petits groupes indé, j’ai malheureusement fait l’impasse sur certains concerts dont celui de Stereophonics, Interpol et The Libertines sur la Grande Scène. Mais j’ai cependant pu assister au live du trio anglais Years & Years sur la scène Pression Live, de loin (O-VER-CROW-DED !) et à celui du grand timide Jamie XX sur la scène de l’Industrie… Time to go to sleep !

© Victor Picon – Olivier Hoffschif


DIMANCHE 30 AOÛT


Last but not least, le troisième jour s’annonce épique car j’attends avec impatience les prestations live de plusieurs groupes…
Ma route croise d’abord le live de My Morning Jacket sur la Grande Scène. Au dessus de nos têtes, le ciel bleu augure une journée radieuse et le rock solaire des américains est une parfaite mise en bouche. Le sachiez-tu ? Jim James chante les nouveaux titres de son dernier album The Waterfall en tenant une petite chouette en peluche dans la main (check la photo)… sans doute un gri-gri 😉
C’est ensuite sur la scène de la Cascade que se produit Fuzz, le groupe de Ty Segall. Le trio balance un rock puissant, frontal et sauvage qui au final, ne me retiendra que peu de temps devant la scène… not my cup of tea.
Ça y est ! C’est l’heure de se ruer vers la Grande Scène où va être célébrer la grand-messe electro des anglais Hot Chip. La foule bondit dès que les premières notes du single Huarache Lights retentissent ! Les tubes s’enchainent dans la liesse générale ; One Life Stand, Night And Day, Flutes, Over And Over… Le public danse à l’unisson sur les beats electro pendant qu’Alexis Taylor prêche la bonne parole et fédère ses fidèles sur le dancefloor géant qui s’étend devant lui sur des centaines de mètres. Le groupe terminera par une reprise de Bruce Springsteen, Dancing In The Dark. Le concert reste l’un des plus beaux moments de cette édition du festival.
On fait ensuite descendre la température en passant par la scène de l’Industrie pour écouter la superbe voix de Seinabo Sey qui nous fait chavirer sur le titre Hard Times, puis, on se laisse volontiers ensorceler par les titres de Here We Go Magic qui opère leur magie blanche indie sur la scène Pression Live.

© Mathieu Gastaldi (FNWL)

En préférant les incantations pop des hipsters de Brooklyn, j’ai donc raté le live de Jungle sur la scène de la Cascade, mais malheureusement pas le temps de trainer, il faut courir à la Grande Scène pour assister à l’un des plus beaux shows du festoche : Tame Impala ! Après une courte intro, le groupe australien rentre directement dans le vif du sujet avec le titre Let It Happen ! La marée humaine de festivaliers semble vite transportée par la pop psychédélique qui la fait se mouvoir au fil des titres dans de légers mouvements oscillatoires. Les sourires s’affichent sur les visages et la douce chaleur estivale berce le public alors que résonne la voix habillée de reverb de Kevin Parker. Si la musique est censée adoucir les mœurs, on en prend tout son sens sur les titres Why Won’t They Talk to Me ?, The Moment, The Less I Know the Better ou encore Eventually. Puis on quitte la surface de la terre quand viennent les titres Why Won’t You Make Up Your Mind ? et Apocalypse Dreams… Un trip mémorable sans pour autant avoir utilisé de substances illicites (ou si peu).
Voilà l’heure d’aller manger un bout pour reprendre des forces avant de revenir sur la Grande Scène assister au concert de clôture de The Chemical Brothers.
Hey Boy Hey Girl, là, pas de grande surprise, l’idée étant de dépenser le peu d’énergie qu’il te reste en dansant sur les gros tubes electro du duo anglais.
Go, prends-toi un verre, Get Yourself High, laisse parler ton corps puis Do It Again. Et même si Sometimes I Feel So Deserted, Believe-moi, Tomorrow Never Know, alors Don’t Think, reprends un verre et laisse la Music: Response prendre le contrôle. Elle te Galvanize sur des Chemical Beats. En espérant que l’année prochaine I’ll See You There

© Nicolas Joubard – Olivier Hoffschif

Remerciements à Gwenaëlle, la team Ephelide : Marion & Victoria, Sophie et Maxime


LA PLAYLIST DE ROCK EN SEINE 2015


Rock en Seine • 28/29/30 Août 2015 • Domaine national de Saint-Cloud

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